Harcèlement au lycée Xavier Marmier : Réaction d'une mère de famille

Selon nos informations, ce harcèlement concernerait aussi des adultes, et notamment des surveillants de l’établissement scolaire.

Harcèlement au lycée Xavier Marmier : Réaction d'une mère de famille

Les faits sont graves. Durant près de trois mois, deux grands gaillards ont fait régner la terreur au sein de l’internat du lycée Xavier Marmier. Ces derniers s’en sont pris à une chambrée d’élèves de seconde. Il a fallu que l’un d’eux craque à l’infirmerie de l’établissement scolaire pour que ces brimades et cette violence soient révélées.

Uriner sur les lits des victimes, au moment des douches, les menacer si elles parlent, réveils nocturnes, jets d’objets en tout genre durant la nuit, photos diffusées sur les réseaux sociaux … quotidiennement, les faits sont graves et parlent d’eux-mêmes. C’est lors d’un énième passage à l’infirmerie, prétextant toujours des maux de ventre, que l’une des victimes, âgée de 16 ans, s’est mise à parler. « Il allait à l’infirmerie pour se reposer mais aussi pour dormir le moins possible la nuit pour rester en alerte  » nous explique la maman.

« Cette décision est incompréhensible »

Selon nos informations, ce harcèlement concernerait aussi des adultes, et notamment des surveillants de l’établissement scolaire. « Des photos des surveillants ont été placardées sur les murs de l’internat et des bananes pourries ont été lancées sur un surveillant d’origine étrangère » nous explique l’une de nos sources. C’est seulement lundi soir, après avoir appris qu’une journée blanche était organisée au sein de l’établissement scolaire, que la famille a su que le rectorat de Besançon était revenu sur la décision du conseil de discipline, arguant notamment un manque de surveillance de la part des adultes et tentant de minimiser les faits ». Aujourd’hui, la jeune victime, qui a eu le courage de parler, a dû faire face à de nombreuses pressions, mais elle a tenu bon. Néanmoins, sa maman reconnaît que la manière dont l’affaire a été gérée dans les plus hautes sphères de l’éducation nationale a des répercussions sur la santé de son adolescent, « qui s’est totalement refermé sur lui-même ». « C’est fini. La prochaine fois, je me tairai. De toute façon, ça ne sert à rien’ a-t-t-il déclaré. Pour l’heure, la famille n’a pas souhaité porter plainte, mais elle ne se refuse rien, si elle juge que «  l’éducation nationale ne progresse pas dans son jugement ».

L'interview de la rédaction
Created : jeudi 20 février 2020 08:56 Categories : Faits Divers | Actualités locales | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : Faits divers
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